Ce soir je me sens mal mais pas vraiment en fait... J'ai envie de quelques choses que je ne trouve pas, que je ne vois pas ou bien même que je ne connais pas...
Alors je me suis tourné vers le ciel, seul source de clarté, mais il fut noir de nuage, de ma fenêtre je ne vois même pas la lune... A vrai dire je ne vois que les lumières de ma ville, qui ne l'est même pas en fait, et wé je suis loin de mon nid douillet, ça y est je le réalise...
Je me demande depuis toujours ce qu'est une nuit sans étoile, je crois que ce soir j'ai trouvé... C'est comme une fleur sans pétale ou encore un Roi sans Royaume... Bref, tout ça pour dire qu'une nuit sans la moindre nébuleuse luminescente depuis des millions d'années, c'est un peu comme moi et ma vie depuis 18 printemps...
Une chose incernable, sans énormément d'intérêt pour les autres et pour moi-même... Alors je relativise, c'est vrai je suis encore jeune, mais la jeunesse sert à quoi quand on a rien pour la combler ??
Lorsqu'on plante un arbre, il mets souvent des centaines d'années pour atteindre son âge « adulte » alors pourquoi moi je devrais le faire en 18 ans, pourquoi je peux pas rester un enfant de 5 ou 6 ans, aller à l'école et avoir envie d'y aller, attendre avec impatience l'heure du gouter ou l'heure de rentrer pour voir ma mère et mon père assis sur le canapé ??
Pourquoi j'ai grandis trop vite dans un monde qui m'a pas laissé le temps de m'amuser, c'est vrai je suis pas un ado comme les autres, à l'heure où la plupart s'amuse, moi je me renferme, je réfléchis et ça ne m'apporte pas grand-chose... Mes amis font leurs vies, en viennent même jusqu'à m'oublier pour certains et moi je stagne dans mon rôle de clown de service, de nonchalant invétéré et le pire c'est que je ne fais rien pour changer...
Je me morfonds et je pose des questions auxquelles seulement moi peut apporter une réelle réponse, mais j'ai besoin d'aide, là encore je ne sais pas réellement pourquoi et qui peut me l'apporter mais je sens juste que je réfléchis beaucoup trop pour pouvoir réellement avancer.
Ce monde lui aussi ne me convient/correspond pas... Un jour on est aimé, adoré, un jour on est détesté, maudit, pourquoi les gens changent si rapidement, pourquoi la vie change t'elle si rapidement... On vit dans un monde remplie d'inégalité dans lequel on veut croire a une pseudo liberté, mais liberté de quoi, où est elle ?? Et qu'est ce que la liberté ??
La liberté c'est d'être contraint à travaillé toute ta vie pour un état qui ne te connait même pas et qui n'a que faire de tes opinions...
La liberté c'est d'être contraint à consommer toutes les choses qu'on te propose en te faisant miroiter une plus belle vie par la suite...
Désolé mais je n'ai pas la même définition de la liberté, puisque je suis lancé et que je parle du monde dans lequel je vis et que ce monde c'est la France... Parlons de l'égalité...
L'égalité, existe-t-elle réellement aujourd'hui en France où n'est elle qu'un feu de paille, une poignée de poussière jeté aux yeux du reste du monde...
L'égalité en France c'est d'être discriminé par sa couleur de peau, son nom ou même son domicile... Car dans ce pays pour certains la réussite est Blanche et puis l'échec et mat...
La fraternité maintenant, la fraternité dans un des plus grands pays d'inégalité... Comment faire croire à tout un peuple que les gens sont égaux alors que de jour en jour les inégalités ce creusent...
Il n'y a qu'à voir la différence de logements entre les grands ensembles et les quartiers chics... Ou même ces milliers de SDF qui mendie une petite pièce a des gens aisées qui de toute évidence rentreront dans leurs 200 m² le soir même...
Le monde dans lequel je vis c'est ça, un monde pleins de mensonges qui souhaite te contrôler, te lavé l'esprit pour que tu suives la masse comme un petit mouton fier de ton affectation social car oui au fond nous vivons tous pour faire mieux que notre voisin, pousser par l'unique jalousie de l'autre, de ce qu'il possède et même de ce qu'il envisage d'avoir...
Alors non, je refuse de vivre dans ce monde, je me crée le mien quelque part dans mon cerveau, dans mon c½ur, un monde où je suis le roi, un monde où je suis le seul à vivre, mon monde, car à défaut de pouvoir avoir la vie dont je rêve, autant la rêvé pour nourrir au moins une de mes deux vies comme je l'entends...
Ce soir j'avais juste besoin d'écrire... Pas forcément faire des rimes, pas forcément écrire comme j'ai l'habitude de le faire, pas forcément en intégrant des métaphores et autres procédés visant à embellir mon texte, juste de l'écriture comme je n'en fais plus assez aujourd'hui. Toujours en cause ma motivation qui s'en va de plus en plus et que je ne peux rattraper, on fait comme un bras de fer incessant dans lequel elle ne cesse de gagner...
Ce soir, toujours pas d'étoile, à vrai dire je ne pense pas qu'elles viendront me rendre visite, des fois on est seul jusqu'au bout, même pas un croissant de lune qui vient pour nous dire que les lendemains sont toujours meilleurs...
Alors je pense à ces villes où il ne se passe pas grand-chose... La nuit est une ville à elle toute seule, des fois il y fait beau et les gens sont de sorties, mais des fois il pleut et ces mêmes personnes reste accoudés à leurs fenêtres en attendant que le mauvais temps s'en aille embêtait d'autre contrée...
Tout ça pour dire que la nuit c'est ma ville, peu importe dans laquelle je la vis, je la vis toujours pareil, ici ou ailleurs, elle m'abandonnera jamais...
J'ai pas envie d'arrêter mais je tourne un peu en rond, le bordel dans ma tête ce fait de plus en plus prononcé et personne ne semble en mesure de le maitriser. Je le partage avec vous sans vraiment savoir pourquoi... Merci à ceux qui ont lu car cet article est un vrai brouillon, un tissu de mot mal cousu qui sort directement de mon cerveau...
« Un jour... Un jour mon rêve se réalisera et un matin au réveil tu comprends que ce rêve n'arrivera jamais, toutes ces années il t'a taraudé et il fout le camp t'es au bout de la route... Et il s'est rien passé, ça n'arrive jamais parce que finalement t'as rien fais pour ça, tu le range dans un coin de ton cerveau et tu t'affale dans ton fauteuil pour t'abrutir de série télé jusqu'à ce que ton existence de merde s'arrête... »